Bradley Barcola aurait trouvé un accord personnel avec Liverpool, mais le PSG réclame plus de 150 M€. Les Reds plafonnent à 120 M€. Le dossier est loin d’être réglé.
Par Alexis Duvrain · 6 août 2026 à 22:04 · 2 min

Le dossier s’est densifié depuis les dernières nouvelles : si les discussions étaient décrites comme bloquées autour des 160 millions d’euros réclamés par Paris, de nouveaux éléments précisent aujourd’hui l’état réel des négociations, côté joueur comme côté clubs.
Selon L’Équipe, Bradley Barcola aurait déjà donné son accord personnel pour rejoindre Liverpool, séduit par le projet et par les échanges avec Andoni Iraola, le nouveau manager des Reds. Son entourage précise toutefois qu’il n’est pas question d’entrer en conflit avec le PSG pour forcer un départ. L’agent du joueur, Moussa Sissoko, poursuit les échanges pour tenter de rapprocher des positions encore très éloignées : Paris réclame plus de 150 millions d’euros, bonus compris, quand Liverpool s’est fixé un plafond interne à 120 millions, après une première approche orale à 100 millions refusée sans discussion.
Pour justifier son tarif, Paris s’appuie sur plusieurs transferts records récents en Premier League, comme ceux de Morgan Rogers, Elliot Anderson ou Alexander Isak. Liverpool nuance cet argument, ces opérations ayant toutes été conclues entre clubs anglais, dans un marché structurellement plus inflationniste. Sur sa chaîne ECHO, l’ancien attaquant Michael Owen a exprimé ses réserves face à un montant qui pourrait dépasser 145 millions de livres sterling : « Cela semble exorbitant, non ? Pour quelqu’un qui n’a pas fait ses preuves en Premier League. (...) Tout le monde sait que vous avez désespérément besoin d’un joueur de tout premier plan, donc vous allez devoir payer le prix fort. »
Deux leviers pourraient encore faire bouger les lignes. Nasser Al-Khelaïfi devrait prochainement s’impliquer directement dans le dossier : le président parisien entretient de bonnes relations avec la direction de Liverpool, et les deux clubs partagent un actionnaire minoritaire commun, le fonds Arctos. Par ailleurs, Luis Enrique aura son mot à dire : si l’entraîneur espagnol venait à écarter Barcola lors des premiers matchs de la saison, ce signal serait interprété comme une incitation forte au départ. Le joueur est attendu à Paris en début de semaine prochaine pour reprendre l’entraînement. Avec un contrat courant jusqu’en 2028, le PSG sait qu’attendre encore un an fragiliserait sa position de force dans toute négociation future.