Accrochage public entre Tuchel et Bellingham après la victoire sur la Norvège, Kane monte au créneau pour afficher l’unité du groupe avant la demi-finale contre l’Argentine.
Par Alexis Duvrain · 15 juillet 2026 à 23:34 · 2 min

L’étincelle est venue de Thomas Tuchel lui-même. Après la laborieuse qualification de l’Angleterre face à la Norvège (2-1 après prolongations), le sélectionneur allemand n’a pas mâché ses mots en conférence de presse, se disant « pas satisfait » de la prestation collective et listant les manquements : « On a joué de manière brouillonne, trop prudente, pas assez rapide, pas assez efficace ». La réplique de Jude Bellingham n’a pas tardé.
Peut-être qu’il ne sait pas ce que c’est que de jouer dans ces conditions face à Haaland, Odegaard, Nusa et Sorloth
Double buteur contre les Norvégiens, le milieu du Real Madrid a renvoyé la balle à son sélectionneur avec un tacle appuyé. « Peut-être. Ou peut-être qu’il ne sait pas ce que c’est que de jouer dans ces conditions face à Haaland, Odegaard, Nusa et Sorloth », a-t-il lâché, pointant implicitement le passé de joueur modeste de Tuchel, interrompu tôt par les blessures. L’échange remet en lumière une relation sous tension depuis les débuts du mandat, Tuchel ayant dû s’excuser après avoir utilisé le mot « répugnant » pour évoquer le tempérament fougueux de son joueur phare. Sky Sports a décrit la méthode du technicien comme une stratégie délibérée, « privilégier davantage le bâton que la carotte » pour élever encore le niveau de Bellingham, qualifiant ce nouveau bras de fer de « positif, sain ».
"Maybe he doesn't know what it's like to play in those conditions."😳 Jude Bellingham spoke openly about Thomas Tuchel being critical of England's performance against Norway.
Gary Neville, sur l’antenne de Sky Sports, a relativisé en comparant l’ambiance à celle des grands effectifs de Manchester United sous Alex Ferguson, où « il y avait de fortes personnalités, des egos énormes » et où les tensions finissaient parfois par exploser « mais ce n’est pas un problème ». The Guardian, lui, a choisi la métaphore de la « grenade » pour décrire l’échange, s’inquiétant que l’équipe ne puisse pas se permettre d’être distraite à ce stade. C’est Harry Kane qui a joué les extincteurs, au micro de la BBC lundi. « C’est facile d’essayer de créer de la division ; ça semble être une spécialité anglaise lors de ces grandes compétitions », a ironisé le capitaine, avant d’assurer : « Mais c’est tout l’inverse. Le groupe en est là où il est grâce à notre unité totale ; pas seulement les joueurs, mais aussi le coach et le staff ».
L’Angleterre devra confirmer cette cohésion affichée lors de la demi-finale contre l’Argentine, samedi à 23h.
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