Amine Harit a minimisé les ambiances turques avant Besiktas-OM en Europa League. Ses propos ont déclenché une polémique à Istanbul, alors que Genesio prévoit du turnover.
Par Alexandre Willot · 17 septembre 2026 à 00:33 · 2 min
Il suffisait d’une phrase. Interrogé au centre Robert-Louis Dreyfus sur les atmosphères promises à l’OM en Ligue Europa, Amine Harit a choisi de relativiser la ferveur des stades turcs, et ses propos ont immédiatement fait trembler Istanbul. L’OM, déjà fragilisé par trois défaites consécutives en championnat, arrive à Besiktas dans un contexte délicat.
Les ambiances en Turquie, tout le monde sait qu’elles sont très chaudes et hostiles (...) c’est la meilleure ambiance et on n’a pas à être impressionné par les stades en Turquie !
En conférence de presse, Harit avait développé sa pensée : « Les ambiances en Turquie, tout le monde sait qu’elles sont très chaudes et hostiles. On a la chance d’en avoir ici également toutes les deux semaines, donc honnêtement nos supporters n’ont rien à envier à ceux de Besiktas, Fenerbahçe ou Galatasaray. On est bien servi à Marseille, c’est la meilleure ambiance et on n’a pas à être impressionné par les stades en Turquie ! » Une sortie qui a atterri en pleine conférence de presse du côté de Besiktas, où l’ancien Marseillais Amir Murillo s’est retrouvé face aux questions sur le sujet.
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Le latéral panaméen a répondu avec diplomatie : « C’est une opinion personnelle. Amine a joué dans les deux pays, et pour moi, la seule différence c’est que Marseille a un stade qui est un peu grand. Mais en Turquie et à Marseille, les fans vivent les matchs avec autant de ferveur et de passion. » Le Tupras Stadium, installé le long du Bosphore et réputé pour sa capacité de 40 000 supporters particulièrement bouillants, aura fort à prouver jeudi soir. D’autant que les fans marseillais, sanctionnés par l’UEFA après les incidents survenus à Bruges la saison dernière, ne pourront pas faire le voyage.
Bruno Genesio a quant à lui confirmé en conférence de presse qu’il ferait tourner son effectif pour cette rencontre : « L’important, c’est que certains joueurs n’ont pas encore eu l’occasion de montrer leurs qualités alors qu’ils donnent le maximum. Il n’y aura pas onze joueurs différents par rapport à Rennes, mais un mélange équilibré. » Le technicien a explicitement évoqué le Classique de dimanche comme paramètre de sa réflexion. Pour Marseille, une victoire en Europa League permettrait d’aborder la réception du PSG dimanche à 20h45 dans une toute autre dynamique.