Julián Álvarez pousserait pour rejoindre le Barça, mais l’Atlético est inflexible. Son vestiaire attendrait des excuses. Lautaro Martínez serait le plan B catalan.
Par Thiago Alukap · 11 août 2026 à 22:48 · 2 min

Le feuilleton Julián Álvarez s’emballe à quelques jours de la reprise de la Liga. L’attaquant argentin s’est présenté à l’entraînement lundi avec la ferme intention de réclamer son départ en direction du Barça, mais Diego Simeone, tout juste rentré d’une tournée à Séoul, était absent. Un rendez-vous repoussé à mercredi qui, selon Mundo Deportivo, n’aurait fait qu’alimenter la colère du joueur. Sans interlocuteur disponible, Álvarez aurait alors laissé entendre qu’il comptait pousser le bras de fer jusqu’au clash.
La tension dépasse désormais le seul rapport entre le joueur et sa direction. Selon la Cadena Ser, ses propres coéquipiers, sans lui tourner le dos, estiment que ses déclarations publiques pendant le Mondial sont à l’origine de la crise, et attendent de lui un geste. Le message relayé par AS résume la position du groupe :
excuse-toi et remets-toi au travail
C’est la ligne que le vestiaire rojiblanco attendrait de voir appliquée, selon la Cadena Ser, avant tout retour à la normale. « Excuse-toi et remets-toi au travail » : cette formule, attribuée à l’entourage du vestiaire de l’Atlético via AS, illustre à quel point la sortie publique d’Álvarez a fragilisé sa position en interne, en plus de son bras de fer avec la direction.
Car sur le fond, l’Atlético ne bouge pas. Sous contrat jusqu’en 2030, assorti d’une clause libératoire à 500 millions d’euros, Álvarez est considéré comme intransférable par ses dirigeants, qui auraient déjà rejeté une offre de 100 millions d’euros formulée par le Barça. Face à cet obstacle, les Catalans auraient commencé à envisager une alternative : selon Mundo Deportivo, relayé par RMC Sport, Lautaro Martínez figurerait sur les tablettes de la direction barcelonaise en cas d’échec du dossier Álvarez. L’attaquant de l’Inter Milan est lié aux Nerazzurri jusqu’en juin 2029, et aucun contact n’aurait encore eu lieu entre les deux clubs ni avec l’entourage du joueur. Le Barça, privé de Robert Lewandowski parti en MLS cet été, se retrouve donc dans une position inconfortable : sa priorité numéro un est retenue contre son gré, et son plan B est sous contrat long avec un club qui n’a aucune raison de brader son attaquant. La capacité du Barça à boucler un renfort offensif d’envergure dépendra, en grande partie, de l’évolution de ses marges financières avant la clôture du mercato estival.
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