Le PDG de l’Atlético a vertement critiqué le Barça après les déclarations de Julián Álvarez sur son envie de partir. Le club madrilène envisagerait une saisine de la FIFA.
Par Alexis Duvrain · 24 juin 2026 à 11:34 · 2 min

La sortie publique de Julián Álvarez après la victoire de l’Argentine face à l’Autriche (2-0) en Coupe du monde a mis le feu aux poudres à Madrid. En déclarant qu’un transfert serait « le mieux pour tout le monde » et qu’il voulait « réaliser son rêve », l’attaquant argentin a contraint l’Atlético à monter au créneau, et son PDG Miguel Ángel Gil Marín n’a pas mâché ses mots dans un entretien accordé à l’agence de presse EFE.
Le Barça nous manque de respect (...) Il nous ment, il ment au joueur, aux médias et aussi à ses propres supporters.
Sur le timing choisi par son joueur, Gil Marín a d’abord exprimé sa déception : « Je suis très triste de ses déclarations. Ce n’était pas le jour pour faire ces déclarations, c’était le jour de Messi et de la sélection argentine, pas celui de Julian », a-t-il lâché à EFE. Puis, visant directement le Barça, il a asséné que le club catalan essaie de « faire croire à tout le monde qu’il peut aspirer à une opération pour laquelle il n’est en réalité pas qualifié », en référence aux capacités financières du club blaugrana. À titre de comparaison, il a évoqué la tentative avortée des Catalans pour recruter Nico Williams l’année passée auprès de l’Athletic Club.
Sous contrat jusqu’en juin 2030, Álvarez a inscrit 49 buts en 106 matchs sous le maillot rojiblanco depuis son arrivée en provenance de Manchester City. La position de l’Atlético est limpide : la clause libératoire fixée à 500 millions d’euros constitue le seul levier légal pour obtenir son départ, et le club n’entend pas descendre en dessous. Parallèlement, selon So Foot, le club madrilène envisage de saisir la FIFA pour dénoncer les manœuvres du Barça autour d’un joueur encore sous contrat. Le Real Madrid, également cité parmi les clubs intéressés, observe la situation. Pour le Barça, valider ce dossier supposerait de lever une clause parmi les plus élevées du football mondial, dans un contexte financier qui reste sous haute surveillance.
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