Cantonné à 14 minutes au Mondial, Ibrahima Konaté assume sa frustration mais soutient Deschamps et décrit les Bleus comme "méchants" avant la demi-finale.
Par Alexis Duvrain · 12 juillet 2026 à 23:04 · 2 min

Quatorze minutes. C’est tout ce qu’Ibrahima Konaté a disputé depuis le coup d’envoi du Mondial 2026, lors de la victoire face à la Norvège. Derrière une charnière William Saliba-Dayot Upamecano qui n’a encaissé que deux buts en autant de matches, le défenseur de Liverpool se retrouve dans une position inconfortable, doublé qui plus est par Maxence Lacroix dans la hiérarchie des remplaçants.
En conférence de presse ce dimanche, à quarante-huit heures de la demi-finale contre l’Espagne, Konaté n’a rien dissimulé de sa situation. Interrogé sur la gestion du groupe par Didier Deschamps, il a d’abord salué son sélectionneur avec franchise.
Il est fort. En toute honnêteté, il est fort.
« Le management du coach ? Il est fort. En toute honnêteté, il est fort. Il y a beaucoup d’honnêteté de son côté. Je pense être un leader, même s’il y a cette frustration qui est claire. Le plus important, c’est la Coupe du monde, ça se joue tous les quatre ans. C’est difficile, mais si ça se passe bien, qu’est-ce que vous voulez lui dire ? C’est qu’il a eu raison. Notre rôle, c’est de s’unir, de s’entraider. Si on finit par la remporter, on ne fera pas la différence. »
Invité à résumer la mentalité des Bleus en un seul mot, Konaté n’a pas hésité une seconde : « Méchants, méchants ! » Il a ensuite détaillé ce que ce terme recouvre concrètement : « On a la capacité à switcher entre la veille à l’entraînement, où on est taquins, où ça va rigoler, où c’est bon enfant, tout en étant extrêmement sérieux. Mais lorsque l’on arrive avant le match ou que l’on est sur le chemin dans le bus, on voit que chaque joueur est dans un état d’esprit de gagne. On a le même objectif commun. »
La France affronte l’Espagne et son prodige Lamine Yamal en demi-finale après-demain à 21h, avec une place en finale de Coupe du monde en jeu.
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