Après deux titularisations avec les Bleus, Lucas Da Cunha fait l’unanimité malgré une erreur face à l’Italie. Rothen le compare à Vitinha, Zidane le défend.
Par Alexandre Willot · 3 octobre 2026 à 21:22 · 2 min

Deux matches, deux titularisations, et déjà un statut de joueur à part. Lucas Da Cunha s’est imposé d’entrée dans le système de Zinédine Zidane, aligné face à la Belgique (1-0) puis contre l’Italie (1-1) en novembre. Le milieu de Como, formé au Stade Rennais, a séduit par sa qualité technique et sa capacité à organiser le jeu depuis une position basse — avant de connaître son premier accroc sérieux.
Presssé par Bastoni dans une zone sensible, il a perdu le ballon à l’origine de l’égalisation italienne, une action qui fait encore débat : certains observateurs pointent une passe risquée d’Adrien Rabiot, d’autres estiment que Da Cunha aurait dû mieux négocier son contrôle. Zidane, lui, a choisi de ne pas l’accabler.
Ce n’est pas sa perte de balle… Ca fait partie du jeu.
Interrogé après la rencontre, le sélectionneur a été sans ambiguïté : « Moi je reste sur tout le reste. Ce n’est pas sa perte de balle… Ca fait partie du jeu. Ce n’est pas le plus important, le plus important, c’est ce que j’ai vu de mes joueurs. » Un soutien appuyé pour un joueur qui en est seulement à ses débuts au plus haut niveau.
🇫🇷 Jérôme Rothen prend du plaisir avec ces Bleus : "Je me suis régalé hier, l'équipe m'a enthousiasmé. Sous Deschamps aussi on avait souvent le ballon mais hier c'était dynamique. Ce milieu, avec Da Cunha, m'a conquis." #RMCLive
La prestation de Da Cunha a par ailleurs nourri les comparaisons les plus flatteuses. Sur son émission Rothen s’enflamme sur RMC, Jérôme Rothen a tracé un parallèle direct avec Vitinha, le métronome du milieu parisien : « Ce milieu, avec Lucas Da Cunha, m’a conquis. Il a la bonne première passe, il te casse les lignes. C’est le Vitinha qu’on peut voir avec le PSG, un meneur bas dans les premières relances. En deux touches, il est capable de t’orienter le jeu à l’opposé parce qu’il a un superbe pied. » Aucun intérêt concret du PSG n’est évoqué à ce stade, et il serait prématuré d’en tirer des conclusions mercato. Mais pour un joueur de 25 ans, être associé si tôt à l’élite européenne constitue déjà un signal fort sur sa trajectoire.
Pour Da Cunha, la priorité reste désormais de confirmer sur la durée avec les Bleus, alors que Zidane commence à construire son identité de sélectionneur après un début de campagne prometteur.