Pierre Sage a acté la suprématie du PSG après la victoire contre Nantes. Son gardien Robin Risser affiche une tout autre ambition avant le choc de Bollaert.
Par Alexis Duvrain · 9 mai 2026 à 23:38 · 2 min
Après la victoire des Sang et Or contre Nantes (1-0) vendredi soir en match avancé de la 33e journée de Ligue 1, Pierre Sage n'a pas cherché à entretenir le suspense sur la course au titre. En conférence de presse, l'entraîneur lensois a ouvertement concédé la supériorité parisienne : « La deuxième place est validée. Il faut la Coupe de France maintenant. Le PSG ? Demain, ils ont un match qui leur permettra de fêter la qualification en finale de Ligue des Champions, de valider le titre avec le goal-average. Je pense qu'ils ne vont pas se priver d'une telle chance. On a essayé de les pousser dans leurs retranchements. On a loupé quelques virages dans notre saison qui est imparfaite. Pour les surclasser, il faut faire une saison parfaite. Bravo à eux, ils ont réussi à gagner un autre titre et sûrement une deuxième Ligue des Champions. »
Un discours de capitulation que Robin Risser n'est manifestement pas prêt à tenir. Le gardien de 21 ans a affiché une tout autre posture après le coup de sifflet final. « Ce n'est pas le plus petit match qui nous attend, ce sera une belle bataille. On va essayer de les embêter jusqu'au bout et de continuer à faire ce qu'on fait de bien depuis le début de la saison. On verra où ça nous amènera. Mais le plus important, c'est de profiter. On pensera au PSG d'ici dimanche », a-t-il déclaré au sortir de la rencontre.
Sur le plan mathématique, le scénario reste mince mais existe : avec 70 points et un match en retard à disputer (justement face à Lens), le PSG devance les Artésiens de trois longueurs. Si Paris trébuche contre Brest dimanche, puis s'incline à Bollaert mercredi, le titre pourrait théoriquement changer de camp. En attendant, Sage a réorienté les ambitions du club vers la finale de la Coupe de France contre Nice, un trophée que Lens n'a jamais remporté de son histoire. Le choc Lens-PSG mercredi à 21h00 servira de test grandeur nature pour savoir si les joueurs partagent davantage la conviction de leur gardien que celle de leur entraîneur.