Avant France-Espagne ce soir, Deschamps devrait relancer Tchouaméni au milieu aux dépens de Koné. Le sélectionneur assume le statut de favori de la Roja.
Par Alexis Duvrain · 14 juillet 2026 à 07:34 · 3 min

À quelques heures de la demi-finale contre l’Espagne, Didier Deschamps a soigneusement pesé chacune de ses sorties publiques. En conférence de presse, le sélectionneur a multiplié les éloges envers la Roja, lui reconnaissant sans ambiguïté le rôle de favorite : « Oui, je confirme que l’Espagne est favorite. Vu ce qu’elle a fait depuis le premier match, l’Espagne a confirmé ce statut ». Un compliment appuyé qui a pour effet immédiat de déposer toute la pression dans le camp adverse.
On va tout faire pour que ça se passe très bien pour nous
Le discours est pourtant loin d’être défaitiste. En conférence de presse, Deschamps a rappelé que les Bleus n’entendent pas subir : « Aujourd’hui, on ne va pas se satisfaire d’être dans le dernier carré. Nous sommes des compétiteurs, donc on va tout faire pour que ça se passe très bien pour nous. » Il a ajouté que la France aussi pratique le football de possession : « Il y aura un rapport de force. Nous aussi, nous sommes une équipe de possession. »
Sur le plan tactique, la principale nouvelle concerne Aurélien Tchouaméni. Le milieu du Real Madrid, qui soignait des douleurs aux adducteurs, devrait retrouver une place de titulaire aux côtés d’Adrien Rabiot. C’est Manu Koné, convaincant face au Paraguay puis au Maroc, qui en ferait les frais. Deschamps privilégierait l’expérience et le profil défensif du vice-capitaine pour neutraliser les combinaisons espagnoles dans les petits espaces. Pour le reste, la charnière composée de William Saliba et Dayot Upamecano, les pistons Koundé et Digne, ainsi que Désiré Doué devant, seraient reconduits. Kylian Mbappé, légèrement ménagé à l’entraînement, est pleinement disponible malgré un coup reçu à la cheville.
La menace Lamine Yamal, 19 ans, a également été abordée frontalement. « Il fait partie des individualités capables de faire des différences. L’objectif pour tout adversaire est de limiter son influence, mais il apporte énormément à cette équipe d’Espagne », a reconnu Deschamps en conférence de presse. Le sélectionneur a toutefois relativisé le danger en un contre un : « Il existe différentes solutions pour le contrer. Il en a eu, et c’est difficile à gérer, mais défendre en un-contre-un face à mes joueurs n’est pas non plus une partie de plaisir pour l’adversaire. » Ce 14 juillet ajoute une dimension symbolique à la soirée : la France disputerait sa troisième demi-finale mondiale consécutive, avec pour seul objectif d’en faire une finale.
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