Dans L'Équipe, Elye Wahi revient sur son penalty face à l'OM, les accrochages avec Balerdi et Medina, et sa frustration d'un passage écourté à Marseille.
Par Alexis Duvrain · 10 mai 2026 à 00:38 · 2 min
C'est dans un entretien accordé à L'Équipe qu'Elye Wahi a choisi de raconter, sans filtre, sa soirée de retour au Vélodrome sous les couleurs de Nice. Le match nul (1-1) arraché il y a deux semaines avait été marqué par des tensions visibles avec deux de ses anciens coéquipiers, Leonardo Balerdi et Facundo Medina.
C'est allé loin, et de mon côté aussi, car je ne me suis pas laissé faire.
L'attaquant de 23 ans décrit une atmosphère particulièrement hostile, mais assume sa part dans l'escalade. « C'est vrai que c'est allé loin, et de mon côté aussi, car je ne me suis pas laissé faire. Pourtant, je n'ai jamais eu de problèmes avec personne, dans aucun vestiaire. Et puis Medina, ma mère l'aime bien, en plus. Et moi aussi, je les aime bien, ces joueurs. Je n'ai pas eu d'explication et je ne leur en ai pas demandé. Quand on te chambre durant tout un match, il faut répondre sur le terrain et c'est ce que j'ai fait. » Sur le penalty inscrit en fin de partie, il explique avoir voulu déjouer les anticipations de Rulli en choisissant délibérément un tir moins conventionnel.
Sur son passage à l'OM, le joueur ne cache pas une certaine amertume. « À Marseille, j'avais 21 ans et on m'a laissé quatre mois pour faire mes preuves, ce n'est pas beaucoup », a-t-il confié à L'Équipe. Il estime ne pas avoir été un cas isolé parmi les recrues de ce mercato. Depuis sa relance à Nice, il a inscrit 7 buts et délivré 2 passes décisives en 15 matchs, une dynamique qui tranche avec la période marseillaise. La question de son avenir à Nice, où il n'est que prêté, se posera en fin de saison.