Zidane prend la tête des Bleus avec une ambition affichée : gagner et faire jouer une équipe offensive. Mourinho, lui, dément avoir influencé l’absence de Tchouaméni.
Par Alexandre Willot · 20 septembre 2026 à 15:03 · 2 min
Zinédine Zidane a pris la parole ce dimanche pour la première fois depuis sa prise de fonction à la tête de l’équipe de France, et le message était sans ambiguïté. Interrogé au micro de Téléfoot, le nouveau sélectionneur a posé les bases de son projet avec une clarté désarmante.
Je suis là pour gagner (...) Ce que je veux c’est une équipe qui joue et qui décide de prendre le jeu à son compte.
Au fil de l’entretien, Zidane a précisé sa vision : « Moi, je suis un compétiteur. Je suis là pour gagner, c’est ce que je veux, c’est ce que je veux transmettre à mes joueurs. Ce sont des joueurs qui ont gagné aussi des choses et je veux les accompagner à continuer. C’est mon seul objectif. » Interpellé sur le style de jeu, souvent reproché à l’ère Deschamps — une efficacité indéniable mais une image parfois qualifiée d'« ennuyeuse » —, il a répondu laconiquement : « Vous allez voir. » Une promesse de rupture, formulée avec la retenue d’un homme qui préfère laisser parler le terrain.
Autre dossier lié à ce début de mandat : l’absence d'Aurélien Tchouaméni dans la première liste des Bleus. Le sélectionneur l’avait justifiée vendredi par l’état physique du milieu du Real Madrid, qui n’a joué qu’une seule fois titulaire après deux mois d’arrêt. À la veille du derby madrilène contre l’Atlético, José Mourinho a tenu à dissiper toute ambiguïté sur ce sujet. En conférence de presse, le technicien portugais a déclaré : « Je peux vous assurer que je n’ai eu aucune influence dans cette décision. Je n’ai pas appelé Zizou et il ne m’a pas appelé. » Mourinho s’est dit « un peu surpris » par le choix, tout en jugeant la décision compréhensible, et a ajouté que cette période de récupération supplémentaire permettrait à Tchouaméni de « revenir plus fort » après le derby face à l’Atlético.
Pour Zidane, l’équation est claire : un groupe de joueurs talentueux, un style à imposer, et quatre matchs de Ligue des nations pour commencer à construire l’identité d’une équipe de France qui voudra peser sur la scène internationale après la victoire espagnole au Mondial 2026.
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